Sutras

Sutras2016-10-21T17:00:13+00:00

Les sutras sont les enseignements du Bouddha, ou attribués au Bouddha, qui ont été mis par écrit. Une partie des textes récités pendant les cérémonies sont des extraits de sutras.

Principaux sutras

Takkesa Ge – Le sutra du kesa

Dai sai geda puku
Muso fukuden e
Hi bu nyorai kyo
Kodo sho shu jo

Ô vêtement de la Grande Libération
Kesa du champ du bonheur illimité
Je reçois avec foi l’enseignement du Bouddha
Pour aider largement tous les êtres sensibles

Shigu seigan mon – Les quatre voeux du bodhisattva

Shu jo muhen sei gan do
Bon-no mujin sei gan dan
Ho mon muryo sei gan gaku
Butsu do mujo sei gan jo

Si nombreux que soient les êtres sensibles, je fais le voeu de les libérer tous.
Si nombreuses que soient les illusions, je fais le voeu de les vaincre toutes.
Si nombreux que soient les Dharmas, je fais le voeu de les acquérir tous.
Si parfaite que soit la voie du Bouddha, je fais le voeu de la réaliser.

Jin ho san shi – À tous les bouddhas

Ji ho san shi i shi fu
Shi son bu sa mo ko sa
Mo ko ho jya ho ro mi

À tous les bouddhas passés, présents et futurs dans les dix directions.
À tous les bodhisattvas et les patriarches.
Le sutra de la Grande Sagesse qui permet d’aller au-delà.

Maka Hannya Haramita Shingyo
Essence du Sutra de la Grande Sagesse qui permet d’aller au-delà

Kan ji zai bo satsu. Gyo jin han-nya ha ra mi ta ji. Sho ken go on kai ku.
Do is-sai ku yaku. Sha ri shi. Shiki fu i ku. Ku fu i shiki. Shiki soku ze ku. Ku soku ze shiki.
Ju so gyo shiki. Yaku bu nyo ze. Shari shi. Ze sho ho ku so. Fu sho fu metsu. Fu ku fu jo.
Fu zo fu gen. Ze ko ku chu. Mu shiki mu ju so gyo shiki. Mu gen ni bi ze-shin ni.
Mu shiki sho ko mi soku ho. Mu gen kai nai shi mu i shiki kai. Mu mu myo yaku mu mu myo jin. Nai shi mu ro shi. Yaku mu ro shi jin. Mu ku shu metsu do. Mu chi yaku mu toku.
I mu sho toku ko. Bodai sat-ta. E han nya ha ra mi ta ko. Shin mu kei ge mu ke ge ko.
Mu u ku fu. On ri is-sai ten do mu so. Ku gyo ne han. San ze sho butsu. E han-nya ha ra mi ta ko. Toku a noku ta ra san myaku san bo dai. Ko chi han-nya ha ra mi ta. Ze dai jin shu.
Ze dai myo shu. Ze mu jo shu. Ze mu to do shu. No jo is-sai ku. Shin jitsu fu ko.
Ko setsu han-nya hara mi ta shu. Soku setsu shu watsu.
Gya tei gya tei hara gya tei.
Hara so gya tei bo ji so wa ka.
Han-nya shin gyo.

Le bodhisattva de la Grande Compassion, Avalokiteshvara, par sa pratique profonde de la Grande Sagesse, voit que les cinq agrégats ne sont que vacuité (ku) et par cette compréhension, il soulage toutes les souffrances. Shariputra, les formes (shiki) ne sont pas différentes du vide (ku) et le vide n’est pas différent des formes. Shiki lui-même est ku, ku lui-même est shiki. Il en est ainsi aussi de la sensation, de la perception, des formations mentales et de la conscience. Shariputra, toutes les existences ont l’aspect de ku. Elles sont sans naissance ni extinction, ni pures ni souillées, elles n’augmentent ni ne diminuent. Donc, dans ku, il n’y a ni forme, ni sensation, ni perception, ni formations mentales, ni conscience ; ni oeil, ni oreille, ni nez, ni langue, ni corps, ni conscience. Il n’y a ni couleur, ni son, ni odeur, ni goût, ni toucher, ni pensée. Donc, dans ku n’existe pas de domaine des sens. Il n’y a ni ignorance ni cessation de l’ignorance, ni illusion ni cessation de l’illusion. Il n’y a ni dégénérescence et mort ni cessation de la dégénérescence et de la mort. Il n’y a ni souffrance, ni cause, ni cessation, ni sentier. Il n’y a ni sagesse, ni obtention, ni non-obtention. Pour le bodhisattva, grâce à la Grande Sagesse qui conduit au-delà, l’esprit sans obstacle ne connaît pas la peur, et toute illusion, tout attachement sont éloignés. Il peut parvenir à l’ultime fin, le nirvana. Tous les bouddhas du passé, du présent et du futur pratiquent la Grande Sagesse et ainsi atteignent le plus parfait éveil. Donc, nous devons comprendre qu’Hannya haramita est le grand mantra brillant et lumineux. Le plus élevé de tous les mantras qui est incomparable. Sa force coupe toutes les souffrances. C’est le vrai mantra. Par lui il est possible d’atteindre l’essence de toute vérité : Aller, aller, aller ensemble au-delà du par-delà, jusqu’à l’accomplissement total de la Voie.

Gyohatsû nenju – Le sutra des repas

Bus shô kapira
Jo do makada
Sep pô harana
Nyu metsu kuchira
Nyorai o ryôki
Gakon toku futen
Gangu is-sai shû
To san rin ku ja ku.

Shin jin pashin birû sha no fu
En mon ho shin rushâ no fu
Sen pai kashin shikyâ mu ni fu
To rai asan mirû son bu
Ji ho san shi ishî shi fu
Dai jin myo harin ga kin
Dai shin bun jusu ri bu sa
Dai jin fuen bu sa
Dai hi kan shiin bu sa
Shi son bûbu sa mo ko sa
Mo ko hôja ho ro mi.

Hitotsu ni wa kô no tashô o hakari kano raisho o hakaru.
Futatsu ni wa, onore ga tokugyô no zen ketto wo hakatte kuni ôzu.
Mitsu ni wa shin o fusegi toga o hanaruru ko towa tontô o shû to su.
Yotsu ni wa, masani ryôyaku o koto to suru wa gyôko o ryôzen ga tame nari.
Itsutsu ni wa jôdô no tame no yue niima kono jiki o uku.

Jiten kijinshu
Gokin suji kyu
Suji hen jihô
Ishi ki jin kyu.

Jo bun san bo,
Chu bun shion.
Gekyû roku do,
Kai do kuyô.
Ik-ku idan is-sai aku
Niku ishu is-sai zen
Sanku ido shoshu jo
Kaigu jo butsu do.

Gashi sen pas-sui
Nyo ten kan ro mi,
Seyo kijin shû
Shitsu ryo tokubo man

On makura sai sowaka.

Shi shi kai jiki kun,
Jiren kafu jashî,
Shi shin jin cho ihi,
Kishu rinbu jo son.

Bouddha est né à Kapilavastu, s’est éveillé à Magadha.
Il enseigna à Varanasi et entra dans le nirvana à Kuchinagara.
Maintenant, nous ouvrons les bols du Tathagata pour que celui qui donne, celui qui
reçoit et ce qui est donné puissent être libérés de tout attachement et atteindre la
libération avec tous les êtres sensibles.

Vénération à la pureté illimitée du Bouddha Vairocana, à la forme accomplie du
Bouddha Amitabha et à la forme manifestée du bouddha Shakyamuni.
Vénération à Maitreya, le Bouddha du futur.
Vénération à tous les bouddhas du passé, du présent et du futur dans les dix directions.
Au Sutra du lotus de la Loi du Grand Véhicule.
Vénération à Manjushri, grand bodhisattva de la sagesse.
Au grand et parfait bodhisattva Samantabhadra.
Au bodhisattva de la grande compassion, Avalokiteshvara.
Aux innombrables bodhisattvas, à tous les patriarches et à la Grande Sagesse qui permet
d’aller au-delà.

Premièrement : nous devons réfléchir à la manière dont cette nourriture nous est
parvenue. Notre reconnaissance s’adresse à tout ce qui y a contribué.
Deuxièmement : en recevant ce don, nous devons vérifier si nos vertus et notre pratique
le méritent vraiment.
Troisièmement :nous devons revenir à la condition normale de l’esprit, être libres de toute convoitise et avidité.
Quatrièmement : nous devons manger cette nourriture pour la santé de notre corps.
Cinquièmement : nous prenons cette nourriture pour nous perfectionner sur la voie du
Bouddha.

Pour tous les esprits affamés, j’offre maintenant cette nourriture, qu’elle pénètre
l’univers tout entier ! J’espère la partager avec vous.

Aux trois trésors, Bouddha Dharma, Sangha, à tous ceux qui nous ont aidés, nos parents,
nos maîtres, l’humanité entière, à tous les êtres qui souffrent, qui sont prisonniers des
six mondes de l’errance et qui ne peuvent se libérer eux-mêmes, que cette nourriture
puisse servir à toutes les existences de l’univers.
En premier, nous mangeons pour couper tout le mal. En deuxième, pour faire le bien.
En troisième, pour sauver tous les êtres sensibles.
Actualisons ensemble la Voie du Bouddha.

Avec cette eau, je lave mon bol, elle a le goût du nectar céleste, j’en fais offrande à tous
les morts et à tous ceux qui souffrent sans leurs enfers, qu’elle les désaltère comme la
rosée du matin.

Dans ce monde d’illusion vide et impermanent, puissions-nous exister dans l’eau
boueuse avec la pureté de la fleur de lotus. Rien ne dépasse l’esprit illimité. Aussi
inclinons-nous devant Bouddha