JOSE LUIS

About José Luis Villalonga

This author has not yet filled in any details.
So far José Luis Villalonga has created 17 blog entries.

Histoire de Maître Isan

Un enseignement donné par Raphaël Triet pendant la deuxième session d’été

 

Dans le chapitre «Gyoji» du Shôbôgenzo, Dogen évoque Maître Isan.

Le moine Choquai Dais dit : «Trente ans durant, j’ai demeuré sur le mont Isan, trente ans durant j’ai mangé les repas d’Isan et expulsé les excréments d’Isan. Les mots d’Isan, je ne les ai pas étudiés, j’ai seulement pu dresser un buffle dans le pâturage. Il s’y promène tout le long de la journée.»

Cette métaphore du buffle revient souvent dans l’histoire du zen. Cela symbolise notre nature rebelle, les bois tordus comme le disait Kodo Sawaki. Dresser ce buffle, c’est notre affaire à tous, la grande affaire de notre vie, le dresser, l’amadouer, l’adoucir. Il y a toute une série de peintures sur les façons de dresser le buffle.

Ce moine Choquai Dais était condisciple de Isan et tous les deux étaient disciples de Hyakujo. Mais il était plus jeune que lui. Après la mort de Hyakujo, c’est Isan qui va diriger le temple. Et après la mort d’Isan, c’est Choquai. Alors on l’appelait aussi Goisan, ce qui veut dire Isan après Isan ou encore le second Isan. Et le temple était sur le mont Isan. C’est simple.

Leur premier mondo est resté rare, célèbre, et Sensei le racontait souvent. Quand nous étions jeunes, ce type d’histoire nous émerveillait.

Isan abandonna ses parents à l’âge de quinze ans pour se faire moine dans un temple vinaya. À vingt-trois ans il partit en pèlerinage. Il s’arrêta au monastère de Hyakujo. Dès que Hyakujo le vit, il l’autorisa à demeurer au temple. Hyakujo avait reconnu un poisson doré. Issan y resta vingt ans comme tenzo, puis devint le principal disciple de Hyakujo, et ensuite prit sa succession sa mort.

Leur premier mondo est resté rare, célèbre, et Sensei le racontait souvent. Quand nous étions jeunes, ce type d’histoire nous émerveillait.

Un jour qu’Isan servait Hyakujo à manger, celui-ci lui demanda : «Qui es-tu ?»

«Je suis Isan», répondit-il. Alors Hyakujo lui demanda : «Veux-tu remuer les cendres et voir s’il reste encore quelques braises ?»

Isan remua les cendres en vain. Il dit : «Il n’y a plus de braises».

Hyakujo se leva de son siège et alla lui-même fourgonner les cendres jusqu’au fond du fourneau. Et il réussit à en retirer un minuscule petit charbon ardent. Il le montra à Isan en lui demandant : «Ne serait-ce pas une braise ?»

C’est la première fois qu’Isan s’éveilla.

Histoire de Maître Isan2020-07-30T18:35:52+02:00

«Ango», les retraites d’été ont commencé à Seikyuji

En se levant de bon matin et d’un pas allègre allant vers le dojo, même la lune haute dans le ciel vous accompagne.
À la cuisine, nous prenons un simple grain de riz et construisons le plus noble des temples de Bouddha.
En perçant délicatement, et sans le blesser, le tissu de votre kesa pour un simple point, vous élevez un ermitage où tous les bouddhas auront plaisir à se reposer.
En posant un simple pas sur le chemin de ronde après zazen à Seikyuji vers la tombe de Sensei, vous initiez un chemin où tous les pratiquants à venir trouveront naturellement leur voie.
En arrachant un simple brin d’herbe dans le patio aux citronniers de notre temple, vous développez avec grâce les anciennes et nobles manières des vieux Bouddhas.
En vous asseyant sur le noble siège de toilettes, c’est sur le trône où tous les patriarches se sont assis que vous prenez place.
Le soir, la nuit tombée, en vous allongeant sur votre lit, c’est avec tous les anciens que vous prenez place pour une nuit de sommeil.

Raphaël Triet.

Teisho du 2-06-20 «Compassion et sentiments».

«Ango», les retraites d’été ont commencé à Seikyuji2020-07-09T10:17:53+02:00

Fuse

Fuse

Teisho- enseignement oral- , Raphaël Doko Triet

Teisho (enseignement oral) de Raphaël Doko Triet , abbé du temple Seikyuji, qui a proposé une série d’enseignements pendant ces semaines de détention.

Pour suivre toutes les vidéos de Seikyuji et être au courant des dernières publications multimédias, abonnez-vous à notre chaîne YouTube

Fuse2020-06-28T11:28:59+02:00

Retraites d’été

Avec Raphaël Doko Triet

Les portes de notre temple s’ouvrent à nouveau. Les sessions d’été commenceront bientôt. Il y a encore de l’espace libre pour pouvoir venir pratiquer avec nous.

Les dates de ces sessions seront:

  • Première session du 4* au 12 juillet
  • Deuxième session, du 15* au 23 juillet
  • Troisième session, du 29* août au 6 septembre

Un maximum de 10 personnes seront présentes à partir du 27 juin pour préparer le temple.

*Arrivée à la séance la veille du premier jour marqué.

Pendant la sesshin de la deuxième session en juillet, il y aura des ordinations de moine, de religieuse et de bodhisattva.

Contribution financière

  • Sessions de juillet: 235 € (Si vous participez aux sessions du 2 juillet, 30% de réduction à la 2ème session)
  • Session de septembre: 190 €

Plus d’informations et pré-inscription:

PRE-INSCRIPTION
Retraites d’été2020-07-05T18:21:41+02:00

«Le son de la cloche retentira à nouveau»

Lettre à la sangha de Raphaël Doko Triet, abbé du temple

Chers amis, chères amies

Voici que les frontières ouvrent enfin, les portes de notre temple vont s’ouvrir toutes grandes, et les sessions d’été vont enfin commencer. Le son du bonsho retentira à nouveau et portera loin son chant. La sangha va se retrouver et réapprendre les gestes tant de fois répétés depuis des siècles : le tenzo de la genmai qui, le premier levé, part à la cuisine la réchauffer ; la cloche qui résonne dans la nuit. Alors, se lever le matin et se diriger vers le dojo ; le doshi part faire le tour des autels et offre les encens ; le jour qui se lève dans le silence de zazen ; la cérémonie et l’invitation aux patriarches; la procession dans le chant du bonsho et de la clochette contant une histoire qui se joue depuis la nuit des temps ; Le dharani chanté devant Idaten ; Puis le sutra des repas, l’ouverture des bols et la genmai au goût si fin.

 

Du temps de Maître Deshimaru, nous étions un certain nombre à faire toutes les sessions. Nous avions l’impression de manquer un événement de grande importance si nous ne les faisions pas toutes.

 

Chaque matin la même histoire se répète, et c’est à chaque fois le même émerveillement. C’est, avec le regard neuf et à la fois répété, qu’il nous faut redécouvrir chaque matin.

Du temps de Maître Deshimaru, nous étions un certain nombre à faire toutes les sessions. Nous avions l’impression de manquer un événement de grande importance si nous ne les faisions pas toutes.

Les plus anciens doivent guider les plus jeunes vers l’éveil en leur dévoilant la lune.

La nature originelle de bouddha, qui se trouve au cœur de tous les êtres vivants, est comme la lune lumineuse qui ne peut apparaître tant qu’elle est cachée par les nuages.

De mon âme à ton âme.

Raphaël

«Le son de la cloche retentira à nouveau»2020-06-23T08:59:56+02:00

«Pratiquer les préceptes de manière vivante»

Chers amis,

 

Dans notre tradition, il n’y a pas de place pour les dogmes, aucun.

Les paroles des Bouddhas et des Patriarches, ce ne sont que des outils, des moyens au service de la Voie, favorisant l’éveil. Ne laissons pas les mots se coller sur notre langue, et ainsi se figer pour l’éternité ce qui a vocation à se renouveler, évoluer comme la nature au fil des saisons.

Un jour, un disciple demanda à son maître s’il surveillait ses étudiants pour vérifier s’ils se conformaient bien aux préceptes.

Le maître répondit :

« Je ne prête aucune attention au fait de savoir si vous appliquez ou non les préceptes. J’observe simplement votre manière d’être les uns avec les autres. »

Cette réponse ne signifie pas qu’il ne prête pas attention aux préceptes, bien au contraire, mais sa façon n’est pas dogmatique.

Ce qui est important, c’est la chose réelle ; en regardant les manières de ses étudiants c’est la totalité de chacun qui lui importe.

Respecter les préceptes n’est pas suffisant, ce n’est que la moitié du chemin, c’est seulement tirer une pauvre fierté de les suivre.

Il faut faire un pas de plus, aller au-delà, jusqu’à la racine ; se diriger vers le lieu où nous ne pouvons plus les enfreindre, plutôt que demeurer là où il ne faut pas les transgresser. Si le but n’est que « ne pas les transgresser », nous transformons ces préceptes en dogmes. Il ne faut pas oublier la vie, et donc pratiquer les préceptes de manière vivante.

Cette façon de pratiquer est fuse, don, douceur de la Voie.

 

De mon âme à ton âme.

«Pratiquer les préceptes de manière vivante»2020-06-19T18:42:22+02:00
Go to Top